Comment se sortir de l’anxiété du confinement ?

par | Mai 15, 2021 | Conseils de psy | 0 commentaires

Notre année est manifestement rythmée par les incertitudes et la confusion.
Après une année 2020 mouvementée par le premier confinement, l’espoir de la sortie de la pandémie durant l’été et ensuite une rentrée difficile, nous voici entrés dans le deuxième confinement. Pourquoi cette fois ci est-ce bien plus difficile psychologiquement ?

Les douleurs et blessures du premier confinement

Du côté des psychologues, nous essayons jour après jour de soigner les blessures du premier confinement. Je dois dire que plus le temps passe, et plus la santé mentale des français semble fragile et menacée.

Tout d’abord, la durée du deuxième confinement n’est pas bien claire, on parle “d’au moins » quatre semaines, ce qui rendu confus les projets et laisse la crainte s’installer.

Après le premier déconfinement, l’euphorie a gagnée les français qui pensaient, à juste titre, être enfin sortis de cette pandémie. On commençait à penser à autre chose que le coronavirus, à reprendre nos projets là où ils avaient été laissés il y a déjà bien longtemps.  Mais cette joie et ces espoirs ont disparus peu à peu laisser place à une sortie d’abandon et le désespoir avec l’annonce d’un nouveau confinement.

Je pense aux personnes en télétravail qui n’avaient toujours pas repris un rythme en présentiel et qui se voient devoir continuer à rester chez eux durant leurs temps professionnels et personnels. Les commerçants et restaurateurs doivent à nouveau fermer pour “un temps”, qui pourrait devenir “définitif”. Les jeunes et étudiants qui ont à peine eu le temps de repndre les cours et qui doivent à nouveau suivre l’enseignement à distance. Sans parler de ceux qui ont changés d’établissement scolaire et qui déouvrent le lycée ou l’université dans cette ambiance bien sombre.

Et bien entendu, Je pense à ceux, enfermés chez eux, qui subissent des blessures physiques et mentales. Femmes, hommes, enfants. Personne n’est épargné.

La solidarité et ses limites

Bon nombre de personnes respectent les gestes barrières, le port du masque, les restrictions de déplacement. Mais lorsque l’on voit à la télévision ou sur les réseaux sociaux que certains refusent ces restrictions, un sentiment d’injustice nous gagne. Payons nous pour les autres ?

Ainsi, une baisse de la solidarité envahie toutes les classes sociales, et brise peu à peu l’entraide, et par conséquence influ sur le moral collectif. Il en ressort deux camps: ceux qui n’en font pas assez et ceux qui respectent scrupuleusement les directives. Les jeunes sont pointés du doigt car les vidéos sur Internet montrent de nombreux jeunes dans des fêtes illégales. Mais ne serait-ce pas simplement parce que les jeunes dans ces fêtes ont plus tendance à filmer et poster en ligne leur vie jour après jour ?

Certaines émissions de télévision font état de restaurants clandestins, fréquentés plutôt par une classe sociale plus aisée. Comment ont-ils été au courant de ces fêtes ? par dénonciation. Est-ce bien ou mal ? Qu’elle qu’en soit la réponse, l’on voit de plus en plus de fractures sociales et de distanciations morales. Ainsi, le confinement qui sépare physiquement les gens, est la conséquence de cette séparation sociale.

Tels les conflits armés que l’humanité a pu connaitre, plus la situation dure, plus ce sentiment de ne jamais en sortir nous gagne. Le poids des mots joue un rôle fondamental dans notre anxiété : le chef de l’état parlait de “guerre” au printemps 2020, mais en 2021 il ne mentionne qu’une “deuxième vague plus meurtière que la première”.

En plus la France vient de traverser des épisodes terroristes meurtriers et barbares ainsi qu’une fracture plus marquée entre la police et la population. Ces évènements séparent également la population qui se voit prendre partie. Les sondages sur les chaines de télévision représentent bien cet esprit binaire : “êtes vous pour ou contre ?”.

8 points pour sortir de cette spirale et se sentir enfin mieux

 

  1. Porter assitance aux plus démunis : Se sentir utile nous inscrit dans une chaine de solidarité, ce qui nous rend plus humains. Développer l’altruisme car cela nous rend plus forts lorsque l’on donne un sens à ses journées et à sa vie.
  2. Entretenir le lien social : Il est essentiel de cultiver nos liens sociaux surtout durant cette période. Utilisez les bons côtés de la technologie, les restrictions ne vous empêchent pas de téléphoner ou de voir en visio vos proches.
  3. L’optimisme comme style de vie :  s’éloigner un peu des informations et des réseaux sociaux peut s’avérer nécessaire pour cultiver l’optimisme et voir toutes les belles choses autour de vous. Pensez à la chance que nous avons, ne serait-ce que de vivre dans un pays disposant de ressources variées et accessibles.
  4. Prendre de la hauteur : Rendez vous compte de toute la force dont vous avez déjà fait preuve dans des moments difficiles. Vos épreuves passées vous ont fait grandir et vous ont apportés la force pour passer la période actuelle.
  5. S’initier à des méthodes alternatives comme l’autohypnose ou la méditation et expérimenter ces moments de répits dans lesquels, à l’intérieur de nous-mêmes, nous pouvons retrouver du calme, même pendant la tempête.
  6. Tenir un journal quotidien : Développer de la gratitude car ce n’est pas une qualité innée et elle peut se travailler. Par exemple on pourra écrire les choses qui se passent bien dans notre journée, celles qui nous font rire ou nous donnent du baume au cœur. N’hésitez pas à répertorier les petits moments qui vous rendent heureux, même un tout petit peu. Si l’on n’y travaille pas, seuls les mauvais moments reviennent facilement à l’esprit, il est très difficile de se rendre compte des moments joyeux dans les périodes de grande morosité et le fait de les écrire nous permet de les ancrer dans notre quotidien.
  7. Une activité physique régulière est primordial. Aucun confinement n’a empêché qui que ce soit de sortir prendre l’air, car s’aérer nous fait le plus grand bien, et surtout le soleil apporte à notre corps de la vitamine D et libère de l’endorphine, nous avons tendance à l’oublier.
  8. Enfin, se faire aider par un professionnel en cette période de coronavirus n’est pas un signe de fragilité. Il doit être envisagé se parler et être écouté lorsque l’on sent l’accumulation d’idées noires et de morosité et que nous avons le sentiment que les batteries sont vides. Il est parfois une force de prendre conscience d’avoir besoin d’aide.
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